1. Ce qu’il faut retenir

 

L’intolérance au lactose provoque des symptômes digestifs dus à un déficit en enzyme lactase, tels que ballonnements et diarrhée.

Même si certains symptômes sont communs avec d’autres intolérances alimentaires, allergies ou maladies, il est possible d’en isoler les manifestations afin de l’identifier avec certitude par divers tests, à effectuer soi-même ou en milieu médical.

À côté de la difficile éviction totale du lactose dans l’alimentation, la supplémentation en lactase demeure un moyen simple et efficace d’en éviter les symptômes.

2. Symptômes de l’intolérance au lactose

 

Commençons par quelques petites précisions techniques, nécessaires pour comprendre le mécanisme de l’intolérance au lactose et ses symptômes.

 

Qu’est-ce que le lactose et la lactase ?

 

Le lactose est le sucre (glucide) du lait. C’est un sucre complexe (disaccharide), composé de deux sucres simples, glucose et galactose, qu’il faut absolument dissocier dans le tube digestif pour les digérer normalement.

C’est l’enzyme lactase qui réalise cette opération. La lactase est produite naturellement dans l’intestin grêle de tous les mammifères nourrissons et jusqu’au sevrage, afin d’assimiler le lait maternel. Les adultes de phénotype « Lactase Persistant » ou tolérants au lactose, continuent de produire de la lactase. Ceci est un héritage des populations d’éleveurs-agriculteurs qui avaient pris l’habitude de consommer des produits laitiers issus de leur bétail, il y a environ 10.000 ans. Principalement caucasiens, les personnes tolérantes au lactose ne représentent aujourd’hui qu’environ 25% de la population mondiale, particulièrement concentrées dans le nord de l’Europe.

 

Qu’est-ce que l’intolérance au lactose ?

 

Chez les personnes du phénotype « Lactase Non Persistants » ou intolérantes au lactose, la production de lactase s’arrête (partiellement ou complètement) après le sevrage, car originellement, les mammifères ne consomment plus de lait à l’âge adulte. C’est ce déficit en enzyme lactase dans le tube digestif qui constitue l’intolérance au lactose – qui n’est donc que l’incapacité de l’organisme à dissocier, pour le digérer, le lactose contenu dans le lait (de tous types : de vache, brebis, chèvre ou maternel) et de ses produits dérivés (crème, petit-lait, fromages frais).

Or si le lactose n’est pas dissocié par la lactase, ce sont des bactéries intestinales qui vont s’attaquer, sans le scinder, au lactose, déclenchant une fermentation qui produira des gaz (H2 et CO2) et provoquera, par ses effets sur le bol alimentaire, les symptômes de l’inconfort digestif caractéristique de l’intolérance au lactose – notamment ballonnements et diarrhée. 

3. Quels sont les symptômes de l’intolérance au lactose ?

 

Ce sont ceux d’une mauvaise digestion, interrompue par une fermentation du lactose. 

Distinguons 4 types de symptômes :

Les ballonnements
L’inconfort digestif intestinal – ou « troubles gastro-intestinaux » induits par l’absence (ou l’insuffisance) de lactase dans le tube digestif – commence par des ballonnements consécutifs à la production de gaz (liés à la fermentation du lactose) dans l’intestin, qui peuvent se traduire par : un gonflement abdominal, des borborygmes ou gargouillements du ventre, des crampes abdominales, et aboutir à des flatulences (pour libérer les gaz accumulés dans le tube digestif).
Les brûlures d'estomac
D’autres « maux de ventre » divers peuvent aussi apparaître en amont de la digestion : brûlures d’estomac (liées à une acidité gastrique) et reflux gastro-œsophagiens d’une part, et nausées et vomissements d’autre part.
Les diarrhées
Les symptômes les plus gênants, car pressants, sont les diarrhées ou coliques induites par la fermentation du lactose dans l’intestin, qui perturbe le bon déroulement de la digestion de la totalité du bol alimentaire.
La fatigue chronique
Parmi les conséquences variées à plus long terme de la répétition de ces symptômes, on peut enfin noter :

– une irritation de la muqueuse de l’intestin grêle et du colon (due au passage de diarrhées acides) qui peut perturber l’intégrité de la flore intestinale et entraîner un affaiblissement du système immunitaire (par des carences alimentaires),
– du stress (l’anxiété liée à l’apparition des symptômes, parfois difficiles à gérer en société), des migraines, voire de l’hyperactivité (due à la nervosité induite par la répétition des symptômes),
– une fatigue chronique liée au stress de l’apparition de ces symptômes, mais aussi à une assimilation incomplète des aliments ingérés au cours du repas concerné,
– de la déprime (le sentiment, récurrent, de ne pas pouvoir contrôler sa digestion quotidienne et d’être dépassé et envahi par ces désagréments et ces souffrances).

Les « symptômes gastro » que nous avons décrits apparaissent généralement entre 15 minutes et 4 heures après avoir consommé un produit contenant du lactose.

Ils sont caractéristiques d’une digestion incomplète, perturbée par la fermentation du lactose dans l’intestin. La digestion est finalement interrompue par l’évacuation précipitée (par la diarrhée) du bol alimentaire, dont les composants ne sont donc pas traités ni assimilés par l’organisme comme au cours d’une digestion normale, lente et progressive.

Précisons que ces symptômes de l’intolérance au lactose varient en fonction de deux facteurs déterminants :

  1. d’une part la quantité de lactose ingérée (bien plus importante dans les fromages frais que dans les fromages affinés par exemple),
  2. et d’autre part la sévérité de l’intolérance au lactose de l’individu : elle peut être modérée si l’intestin produit encore de la lactase en faible quantité, ou sévère s’il n’en produit plus du tout.

2. Symptômes communs avec certaines maladies, allergies ou d’autres intolérances alimentaires

 

Distinguer intolérance au lactose et allergie au lait

 

Tout d’abord, il est important de bien faire la distinction entre l’intolérance au lactose et l’allergie au lait.

Intolérance n’est pas allergie : tandis que l’intolérance alimentaire n’est que l’incapacité de l’organisme à digérer certains aliments par défaut de production la lactase, l’allergie entraine une réaction plus ou moins violente du système immunitaire, qui s’estime agressé par un allergène.

Si certains symptômes digestifs sont communs à l’intolérance et à l’allergie (ballonnements, diarrhées), en revanche les réactions immunologiques de l’allergie au lait sont en général plus sévères : elles peuvent être respiratoires (difficulté à respirer due à un gonflement des muqueuses de l’appareil respiratoire : nez, gorge), cutanées (urticaire, eczéma), mais aussi provoquer des diarrhées avec présence de sang dans les selles, et, plus rarement, un choc anaphylactique (réaction allergique extrême chez des sujets hypersensibles à certains allergènes).

 

Maladie de Crohn, maladie cœliaque et autres maladies inflammatoires de l’intestin

 

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du système digestif qui met en jeu le système immunitaire et fait partie, avec la rectocolite hémorragique, des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Comme elle touche au système digestif, elle a des symptômes communs avec l’intolérance au lactose, comme ballonnements et diarrhée, ou nausées et vomissements, mais la diarrhée, ponctuelle dans l’intolérance au lactose, est chronique pour la maladie de Crohn et peut entraîner une dénutrition et une perte de poids, et les douleurs abdominales sont également violentes et persistantes.

La maladie cœliaque, maladie auto-immune liée à la consommation de gluten et à une hyperactivité du système immunitaire digestif et entraînant une inflammation des parois de l’intestin, se manifeste par le même type de symptômes que l’intolérance au lactose, mais l’irritation chronique de l’intestin détruisant les villosités, ces « replis » de l’intestin qui permettent l’absorption de la majeure partie des nutriments, elle peut entraîner une malnutrition ayant des conséquences graves pour la santé.

 

Autres intolérances alimentaires

 

Il existe de multiples intolérances alimentaires, à commencer par l’intolérance au gluten (présent dans le blé et l’avoine). Celle-ci peut se manifester par le même type de symptômes que l’intolérance au lactose (décrits plus haut), voire provoquer une diarrhée chronique entraînant de l’anémie et de la fatigue, mais à l’inverse elle s’avère souvent asymptomatique, n’entraînant sur le moment que de faibles manifestations et désagréments, pour se révéler tardivement.

La question se pose donc de la méthode propre à isoler les symptômes et identifier avec certitude une intolérance au lactose. Plusieurs tests existent à cette fin, à effectuer soi-même ou en milieu médical.

4. Cinq tests pour s’assurer que vous êtes bien intolérant au lactose

 

Voici 5 tests d’intolérance au lactose, dont vous pouvez effectuer les 2 premiers par vous-même, les 3 autres étant réalisés en milieu médical.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à consulter votre médecin, diététicien ou gastro-entérologue.

    Test d’éviction provisoire du lactose
    Ce test consiste à supprimer de votre alimentation, pendant 3 jours, tous les produits contenant du lactose (en surveillant bien les étiquettes et la composition de tout ce que vous mangez – méfiez-vous du lactose caché, notamment dans la charcuterie et les plats préparés !).

    Notez les éventuelles améliorations (qui devraient être rapides) : votre inconfort intestinal et vos symptômes gastro ont-ils disparu ? Si ce n’est pas le cas, alors vos problèmes digestifs ne sont sans doute pas liés à une intolérance au lactose.

    Si l’amélioration est nette (plus de ballonnements ni diarrhée après les repas), alors l’intolérance au lactose est probable, et vous pouvez effectuer, pour en avoir le cœur net, le test suivant.

    Test de supplémentation provisoire en lactase
    Il s’agit de prendre, avant de consommer un produit contenant du lactose (un verre de lait, du fromage frais), 2 gélules de lactase (par exemple Lactolérance 9000).

    Si aucun désagrément digestif ne survient dans les heures qui suivent, contrairement à l’habitude, c’est que la lactase a rempli son rôle et a dissocié pour vous le lactose en sucres simples, que vous avez assimilés sans problème. L’intolérance au lactose est alors probable, et vous pouvez dans la foulée continuer d’adopter cette solution efficace à long terme (voir dernier point de cet article).

    Si en revanche les 2 gélules de lactase n’ont pas empêché la survenue des symptômes intestinaux habituels, alors il faut explorer d’autres pistes que celle de l’intolérance au lactose.

    Test respiratoire (Breath hydrogen test)
    Ce test se déroule généralement en milieu hospitalier, ou chez un gastro-entérologue. Il doit se pratiquer à jeun et consiste à mesurer le taux d’hydrogène dans l’air que vous expirez, une fois avant et plusieurs fois après avoir bu un grand verre de lait. Le résultat est immédiat et indiquera, selon le taux mesuré, votre degré d’intolérance au lactose – ou son absence.

    La durée de ce test est d’environ 2 heures et l’expérience peut être désagréable, en fonction de la réaction de votre organisme à l’importante quantité de lactose ingérée.

    Test génétique
    Même sans ordonnance, vous pouvez demander à effectuer un test génétique, en sachant bien à l’avance qu’il ne détectera éventuellement qu’une intolérance primaire au lactose (c’est-à-dire héréditaire, inscrite dans vos gènes), et non une intolérance secondaire (provoquée par une maladie, un traitement médical ou une intervention chirurgicale par exemple). 

    A partir d’une prise de sang ou d’un prélèvement de cellules à l’intérieur de la joue, vous saurez donc si vous présentez une prédisposition génétique à cette intolérance.

    À noter que son coût, relativement élevé (140 € environ), n’est pas pris en charge par la Sécurité Sociale.

    Test sanguin
    Ce dernier test, qui nécessite une prise de sang, consiste à mesurer le taux de glycémie dans le sang avant et après l’ingestion de lactose.

    L’enzyme lactase dissociant le lactose en galactose et glucose, l’élévation du taux de glucose dans votre sang (glycémie) après ingestion de lactose indiquera que vous produisez suffisamment de lactase pour réaliser l’opération de scission du lactose – et n’êtes donc pas intolérant.

    Si le taux de glycémie n’augmente pas ou augmente faiblement, alors il est probable que vous ne produisiez pas assez d’enzyme lactase pour digérer le lactose, et que vous êtes donc intolérant au lactose.

     

    5. La supplémentation en lactase, solution simple, efficace et durable pour éviter les symptômes de l’intolérance au lactose

     

    L’intolérance au lactose résultant d’une production déficiente par votre organisme de l’enzyme lactase, la supplémentation en lactase consiste à compenser ce déficit à l’aide de compléments alimentaires. 

    C’est ce que propose la gamme de produits Lactolérance, pour éviter les symptômes de l’intolérance au lactose.

    Tandis que les compléments alimentaires à base de lactase avaient fait leurs preuves d’efficacité depuis plus de 30 ans aux États-Unis, le Laboratoire Physiosynthèse a introduit cette solution en France en 2010. La lactase contenue dans les produits Lactolérance rendent enfin digestes tous les aliments contenant du lactose, améliorent sa digestion et aident à éliminer les symptômes de l’intolérance au lactose.

    2 formules distinctes s’offrent à vous :

    Lactolérance 4500 et Lactolérance 9000

    Formule à la demande, les gélules Lactolérance 4500 (pour une intolérance au lactose modérée) et Lactolérance 9000 (deux fois plus concentrées, pour une intolérance sévère), disponibles en pilulier ou en flacon, sont à prendre immédiatement avant la consommation d’un produit contenant du lactose (leur durée d’efficacité est de 45 minutes à 1 heure, et 1 à 2 gélules suffisent).

    Lactolérance 1Day

    Formule innovante (une seule gélule à prendre par jour) et conçue pour tous degrés d’intolérance, Lactolérance 1Day lutte de façon permanente contre les symptômes de l’intolérance au lactose. Sur le principe des probiotiques, les ferments lactiques de Lactolérance 1Day ont été spécialement sélectionnés pour une production de lactase optimale dans l’intestin. Lactolérance 1Day commence à être efficace au bout d’une semaine et atteint son efficacité maximale après 6 semaines de prise quotidienne, vous permettant enfin de ne plus vous inquiétez des désagréments d’une alimentation quotidienne variée, surtout lorsque vous prenez souvent des repas à l’extérieur !